Kiteur vs kiteuse… ou l’importance d’avoir une femme dans son sac à dos !

Franceville, Normandie, week-end de mai, température extérieure de 9°, pluie continue, vent irrégulier

Le kiteur ne prend pas le temps de se préparer, il enfile sa combinaison, gonfle son aile, et cours dans l’eau
La kiteuse met son bonnet, prend son temps, regarde le spot, ajuste son harnais, gonfle tranquillement son aile, regarde la pluie en se disant qu’elle est folle, se répète qu’elle a fait un gros petit déjeuner et que si elle ne va pas naviguer ça ira directement dans les fesses, alors elle se fait violence et va dans l’eau !

Le kiteur n’a pas de gant, pas de chausson et n’a jamais froid dans l’eau à 9°, il est aux Caraibes, totalement à l’aise et ne se pose pas de question
La kiteuse est équipée, gants, cache oreilles, chaussons, elle met un pied dans l’eau et hurle ! Mais étant souvent en minorité sur le spot, elle souffre en silence et tente de voir le côté positif, ça raffermit parait il !

Le kiteur navigue 3 heures dans l’eau froide, tente des sauts toujours aussi improbables, tombe dans l’eau, se relève, recommence, s’acharne. La pluie tombe de plus en plus fort, pas grave, ils sont déjà mouillés
La kiteuse navigue 1 heure, tente des petits sauts pour minimiser les chutes, tombe dans l’eau, coule, hurle, maudit les hommes qui l’entourent (toujours de leur faute), décide de sortir de l’eau pour souffler, se rend compte qu’elle a pris 5 kilos d’eau au niveau des mollets, pose son aile, évacue l’eau de la combinaison, à froid, trop froid, se fait agresser par la pluie et s’arrête

Le kiteur voit la kiteuse s’arrêter, trouve une excuse pour sortir de l’eau, range son matériel et va se changer
La kiteuse sort son poncho rose très fièrement, soumet l’idée d’aller manger des crêpes au chaud, et file dans la voiture avec son bonnet sur la tête

Le kiteur rentre chez lui, se fait un gros plat de pâtes carbonara (ou crème saumon pour ceux qui ne mangent pas de porc), se met devant la télé et parle de ses exploits
La kiteuse rejoint ses amis, propose une salade composée (on a mangé des crêpes dans l’aprem, faut pas abuser), les kiteurs sont contents, la présence féminine leur fait du bien 😉

Bref, je suis une femme et je n’aime pas naviguer sous la pluie
!

12 thoughts on “Kiteur vs kiteuse… ou l’importance d’avoir une femme dans son sac à dos !

  1. mdr, la kiteuse a besoin du kiteur pour lui indiquer que pour ne plus avoir froid et montrer ses fesses sur les spots… le poncho est son ami !

    • bonjour
      je pars au cap vert le 10 février et nous cherchons des candidates pour ce trip kite car nous avons un grand logement
      si ça vous dit?

  2. Y’à aussi des kiteurs qui n’aiment pas le froid, ou qui préfèrent les crèpes.
    Profitons de la neige tant qu’elle est encore là…. 😉

  3. Haha j’adore ton introduction sur le kiteur qui se speed et la kiteuse qui se stress sa mjuste fais penser à moi et ma copine mouhahahaha j’ai bien rigoler grâce à toi ! Merci ( big up pour ton blog !)

  4. C’est pas possible ces clichés ! ça m’étonne pas qu’il y ait des machistes si les filles se mettent à parler de cette façon, c’est normal que les mecs y croient! C’est pas parce qu’on est une fille qu’on passe plus de temps à se mettre à l’eau, qu’on ressort avant les autres, et qu’on va se réfugier à l’abri avant les autres, un peu de courage voyons! Faut leur montrer qu’on en veut autant qu’eux pour pouvoir faire bouger un peu les choses!

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