Interview : Gisela Pulido, championne dès le berceau !

A seulement 18 ans, Gisela Pulido est une légende du kitesurf féminin. Cette jeune espagnole, originaire de Tarifa, est déjà 4 fois championne du monde KPWT et 4 fois championne du monde PKRA. Présente, en tant que rider pro de la team Redbull à la coupe d’europe junior de kite à Saint-Pierre la mer le week-end dernier, elle a partagé son expérience avec les jeunes compétitrices. Le kite est bien plus qu’un travail pour elle, c’est une passion, quelque chose qui la fait vibrer et on le ressent dans les réponses de notre interview. Elle nous donne de l’espoir et nous montre qu’avec de la volonté tout est possible ! (merci Benoit d’avoir fait l’interview).

KFG :  Peux tu nous raconter comment tu t es mise au kite si jeune?

GP : J’ai commencé car mon papa faisait déjà beaucoup de sport (snow, skate, windsurf)…il m’a appris tous ces sports mais à partir d’un certain moment, il ne voulait plus que je pratique car cela devenait trop dangereux. Le kitesurf était à ses début et c’était un sport qui me plaisait plus que les autres et j’ai voulu persévérer.
J’ai commencé le kite à 8 ans et à 9 ans j’ai fait ma première compétition ici a St Pierre de la mer pour la coupe d’europe de kite junior. A l’époque j’habitais Barcelone et il n’y avait pas de compétition en Espagne.
J’ai gagné la compétition en moins de 18 ans et j’ai été seconde en moins de 21 ans.

KFG : Qu’est ce qui a fait ta force face aux autres concurrents malgré ton jeune âge ?

GP : Je pense que j’ai commencé très jeune dans ce sport et j’ai grandi avec la discipline. J’ai accumulé beaucoup d’expériences à travers les compétitions partout dans le monde.
J’aime la competion, cela me fait progresser et permet de me dépasser; j’apprends des nouveaux tricks et je gère bien mon stess.

KFG : Quelle a été ta marge de progression?

GP : Depuis toujours j’essaye d’apprendre de nouveaux tricks car il est important d’avoir un bon niveau technique. Mais depuis cette année, les critères de jugement sur le PKRA ont changé et la fluidité est devenue un point central dans l’évaluation par les juges. Lors d’un heat, il faut être très précis : la puissance, la position de l’aile,  l’atterrissage et l’amplitude sont autant de détails dont il faut tenir compte. Ils préfèrent une figure « propre » plutôt qu’une multitude de tricks.

KFG : Comment vois tu ton avenir dans les 5 prochaines années?

GP : D’abord, je veux commencer l’université et étudier le journalisme et donc forcément combiner compétition et études.
Continuer à être la meilleure en freestyle mais aussi réfléchir a une expérience olympique car nous venons d’apprendre que la race (kite) va devenir une discipline olympique au JO du Brésil en 2016 !

KFG :  Il y a très peu de filles sur le tours professionnel, comment l’explique tu?

GP : Le niveau est élevé, les premières places sont chères et les voyages aussi… L’industrie devrait soutenir davantage les athlètes sur les compétitions pour avoir des ambassadrices partout dans le monde !
Le nombre de kitesurfeuses est important mais peut d’entre elles franchissent le pas de la compétition, or c’est une chose très stimulante pour faire avancer notre sport.

KFG : Que représente le kite pour toi?

GP : Le kitesurf est tout pour moi, c’est mon style de vie et un sport que j’aime. Quand je me le lève le matin et que je regarde par la fenêtre je pense qu’à une chose, aller a l’eau. C’est bien plus qu’un travail, c’est ma vie !

KFG : Quel est ta destination préférée pour naviguer et pourquoi?

GP : Mon spot préféré est Coumbuco (Brazil) car c’est super flat, il fait chaud et de nombreux riders s’entraînent la bas entre septembre et octobre. Les conditions sont constantes et l’ambiance est géniale.
Le niveau est très bon ce qui pousse à se dépasser et à apprendre de nouvelles figures tous les jours avec les autres.

KFG : Quels conseils donnerais tu aux jeunes qui font la coupe d’europe junior ? Et plus particulièrement aux filles?

GP : Si vous aimez le sport dans lequel vous avez de bonnes aptitudes, alors foncez ! Ce n’est pas une coupe du monde mais c’est une très bonne mise en jambe pour gagner en expérience et aller par la suite sur le world tour.
Pour les filles, inscrivez vous, faites de la compétition, la pression avant un heat est un sensation incroyable et vous donne des ailes. C’est comme cela que vous progresserez.

KFG : Penses tu qu’être une fille est un handicap dans ce sport ? Si oui pourquoi ?

GP : Non, je ne trouve pas que ce soit un handicap, seulement une quinzaine de filles sont assidues en compétition, il y a encore de bonnes possibilités pour faire sa place.

KFG : Un dernier mot pour nos lectrices?

GP : Merci pour l’interview, je vous souhaite un bon vent et je vous donne rendez-vous sur l’eau !

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