Interview : le kite vu par Karolina Winkowska

Pour celles qui ne la connaissent pas encore, Karolina est une rideuse polonaise de 22 ans, numéro 2 mondiale en freestyle. Ce petit bout de femme a un niveau impressionnant, c’est LA kiteuse du moment, celle qui a la plus forte ascension, qui n’a peur de rien et qui fait trembler les hommes avec la qualité et la hauteur de ses sauts. Karolina a eu la gentillesse de nous partager son parcours et sa passion.

KFG : Quand as tu commencé le kite et pourquoi ?
KW : Depuis que je suis née, j’ai toujours passé mes vacances au bord de la mer avec ma famille qui faisait de la planche à voile. J’ai essayé mais c’était dur pour moi parce que l’équipement était lourd. En 2004, un jour où il n’y avait pas suffisamment de vent pour la planche, j’ai commencé à faire du kitesurf.

KFG : Quelle a été ta marge de progression?
KW : J’avais 13 ans quand j’ai commencé, j’ai donc appris très vite.

KFG : A quel moment as tu décidé de devenir une professionnelle ?
KW : Dés la première année j’ai fait une compétition, j’ai montré mes capacités et j’ai eu mon premier sponsor. Il m’a donné la motivation et les moyens pour pratiquer et faire d’autres compétitions. En plus, mon frère faisait les petites vidéos de mes voyages et mes entraînements, donc j’ai commencé à être plus visible dans le monde du kitesurf. J’ai continué faire des compétitions et quand j’ai fini mon lycée, je suis devenue une professionnelle, la «pro kitesurfer»

KFG : Que représente le kite pour toi aujourd’hui ?
KW : C’est ma grande passion, la plus grand passion de ma vie.
KFG : Quel est ton meilleur souvenir ?
KW : Tous sont merveilleux, parce que je voyage beaucoup et que je rencontre des nouveaux amis dans le monde entier. Chaque jour est diffèrent et j’ai beaucoup de souvenirs, mais il m’est impossible de tout écrire ici. J’ai un petit cahier où je les garde tous. 
KFG  : Quel a été ta sensation lors de ton 1er saut ?
KW : J’ai commencé faire des sauts dès le premier jour, j’étais à l’eau sans planche et je faisais «des body drags». Cette sensation était incroyable et donc quand j’ai finalement pu naviguer, je n’arrêtais plus de faire des trucs dans l’air jusqu’á aujourd’hui.

KFG : Quel est le meilleur spot sur lequel tu es allée ? 
KW : Moi, j’adore Cape Town, parce que là bas, je peux faire du kitesurf et beaucoup d’autres choses car c’est une grand ville. Il y a des nombreuses plages où les conditions sont différentes. Et quand il n’y a pas de vent je ne m’ennuie jamais parce que je peux faire du surf, du wakeboard, me promener dans la ville, faire des achats ou même boire du café.

KFG : Es tu investie dans un projet humanitaire ?
KW : Non, mais je donne mes vieux vêtements aux enfants défavorisés.

KFG : Penses tu qu’être une femme peut être handicapant dans ce sport ?
KW : D’un côté oui, parce que je suis moins forte quand le vent souffle beaucoup mais de l’autre côte non, parce que je vais plus vite et que je suis plus agile pour faire des sauts.

KFG : Quel entrainement suis tu pour garder la forme sur l’eau ?
KW : Je fais beaucoup de choses. En Pologne je fais de la natation et du vélo avec mon père, de la longboard avec mes amies, du wakeboard quand il y a un «cable park», mais aussi j’aime faire du surf donc quand j’ai du temps libre.

KFG : Quel matériel conseillerais tu aux femmes débutantes et pourquoi ?
KW : J’utilise le matériel slingshot, il est très durable 

KFG : Envie de faire passer un message à toutes les femmes qui veulent s’y mettre ? 
KW : Ne pas avoir peur parce que ce sport est incroyable et génial pour les vacances. Au bord de la mer, avec des amies et le soleil il n’y a pas mieux pour se détendre.

NB : Sur ton blog, l’article Kiteur vs kiteuse…ou l’importance d’avoir une femme dans son sac à dos…. J’ai une petite idée à ajouter : 
Une kiteuse a toujours un sac avec une crème solaire, de l’eau, un sandwich, un tournevis, des flip-flops, une serviette et des lunettes solaires … Un kiteur n’a jamais ces choses sur lui, donc il serait perdu sur la plage sans une kiteuse et sa caverne d’alibaba.

Merci Karolina, et on se quitte avec une vidéo de toi en Afrique du Sud ! On se voit à la Slider Party pour que tu nous éblouisses.

Cape Town, January
photos: Kuba Winkowski
Sponsors: Slingshot, Ford, Roxy, Burn

2 thoughts on “Interview : le kite vu par Karolina Winkowska

  1. Bravo, c’est ma rideuse préférée et pas que parce qu’elle ride en Slingshot ! Tu l’as interviewé au Mondial du vent ?

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